2018-06, Geneva, Don Giovanni
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2018-06, Geneva, Don Giovanni

Don Giovanni

 

Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
Librettist: Lorenzo da Ponte

Venue and Dates: Opéra des Nations, Geneva
01, 03, 08, 11, 13, 15, 17 June 2018
Conductor: Stefan Soltesz
Director: David Bösch
Set Designer: Falko Herold
Costumes: Bettina Walter

Performers:
Don Giovanni : Simon Keenlyside (on 03 June, due to illness, the role was sung by Franco Pomponi)
Leporello : David Stout
Donna Anna : Patrizia Ciofi
Donna Elvira : Myrtò Papatanasiu
Don Ottavio : Ramón Vargas
Commendatore : Thorsten Grümbel
Zerlina : Mary Feminear
Masetto :  Michael Adams

 

Interview with Simon by Geneva Opera

Interview with Simon by Le Temps

Video clips with interviews

Link to broadcast of Don Giovanni  on Swiss radio Espace-2 at 19.30hrs on Saturday 07 July

 

Photo Gallery

Sound bites

Forum Opera, 01.06.18, Laurent Bury

(review contains production photos)

“….Si Simon Keenlyside avait des kilos en trop, il en perdrait sans doute plusieurs chaque soir, tant il déploie d’énergie à interpréter un rôle qu’il fréquente depuis longtemps. Son Don Giovanni est un hyper-actif qui carbure à la poudre blanche, qui ne cesse de se remuer, d’esquisser des pas de danse en claquant des doigts (même le « La ci darem » devient une sorte de ballet, comme s’il séduisait Zerline en répondant à son envie de danser, bien mal satisfaite par le lourdaud Masetto). Plus méchant homme que grand seigneur, rien ne le plaçant visiblement au-dessus des « paysans » de la noce, le baryton britannique n’en possède pas moins l’exacte mesure du rôle…..”

“….If Simon Keenlyside weighed a few kilos too many, he would doubtless lose several every evening, as he uses so much energy to interpret a role which he has played again and again over a long period of time. His Don Giovanni is a hyper-active man, who fuels himself with white powder and who never stops moving, sketching out dance steps whilst clicking his fingers (even “La ci darem” becomes a sort of ballet, as if he was seducing Zerlina responding to her desire to dance, rather badly satisfied by the oafish Masetto). More a villain than a grand seigneur, nothing makes him stand out visibly from the “peasants” of the wedding – and yet the British baritone meets the requirements of the role perfectly….”

 

Tribune de Genève, 2.6.18, Rocco Zacheo

(review contains a production photo)

“Portée par un extraordinaire Simon Keenlyside dans le rôle-titre, la production du Grand Théâtre séduit.

Faudrait-il retenir un trait, un seul, du «Don Giovanni» de Mozart, que le Grand Théâtre présente ces jours-ci dans une nouvelle production à l’Opéra des Nations? On se tournerait sans doute possible vers lui, Simon Keenlyside. Le baryton, dont on attendait le retour à Genève après un très lointain «Pelléas et Mélisande» (saison 1999-2000), a été renversant et dévastateur dans le rôle-titre, tant sur le versant vocal que dans l’incarnation habitée du collectionneur de conquêtes. À quoi a-t-on assisté à l’heure de la première, vendredi soir? À une lente déchéance du héros sombre de Mozart, à la damnation d’une figure qui avance fièrement vers sa chute et qui, jusqu’à la fin, renonce à se soumettre au joug de la morale et au repenti que sollicite le Commendatore. … À cet art de la conquête, qui relève davantage de la prédation, Simon Keenlyside donne une épaisseur étourdissante avec une science du jeu qui laisse sans voix. Dans les mouvements sur les planches, qui relèvent parfois de la transe, on reconnaît le génie de sa personnification, on croise un dionysiaque endiablé. Regard clair et possédé, le voilà à la fois démoniaque, manipulateur, pervers et débauché impénitent. C’est ainsi que l’homme étend son emprise sur l’innocente Zerlina, dans une mémorable scène de drague au mariage de la paysanne. Servi par une voix puissante et claire et par une diction parfaite, ce Don Giovanni envoûte et palpe quand il n’a pas le nez dans la poudre (autre addiction) pour jouir plus intensément et, bien évidemment, sans entraves. La chemise toujours plus échancrée au fil des scènes, la déambulation toujours plus frénétique, le héros traqué semble ainsi plonger dans le vortex de ses perversions. Et cependant, il parvient à nous conquérir aussi. Sans doute parce que, tout compte fait, ses tumultes gardent, à travers un jeu savant, une dimension terriblement humaine. Plus généralement, cette production se laisse apprécier par la grande qualité de la distribution et par la direction de son jeu. … ”

“Carried by an extraordinary Simon Keenlyside in the title role, the production of the Grand Théâtre captivates.”

 “…..Should one single feature of Mozart’s Don Giovanni, which the Grand Théâtre is currently presenting in a new production at the Opéra des Nations, be remembered? Without any doubt it would be Simon Keenlyside. The baritone, whose return was much anticipated after a very distant “Pelléas et Mélisande” (1999-2000 season), was stunning and devastating in the title role, both vocally and in the intense portrayal of the collector of conquests. What was it that we were witnessing at the premiere on Friday? The slow decline of Mozart’s dark hero, the damnation of a man who proudly advances towards his downfall and who refuses to submit to the yoke of morality and repentance as demanded by the Commendatore until the end. …

 To this art of conquest which comes close to predation, Simon Keenlyside adds a stunning dimension with a mastery of acting that leaves one speechless. In his movements on stage, which sometimes seem trance-like, one recognises the genius of his portrayal and encounters a boisterous Dionysian character. With a clear and possessed gaze, he is at once demoniac, manipulative, perverse and unashamedly debauched. Thus the man extends his grip on the innocent Zerlina, in a memorable scene of flirting at the peasant girl’s wedding. Served by his powerful and clear voice, this Don Giovanni bewitches and feels when he does not have his nose in powder (another addiction) to enjoy more intensely and, obviously, without restrictions The shirt becomes more and more open-necked as the scenes unfold, the wandering more frenetic. The hunted hero seems to plunge into the vortex of his perversions. And yet, he manages to conquer us, too. Undoubtedly because, all in all, through clever acting, his turmoil maintains a terribly human dimension. More generally speaking, this production can be appreciated because of the great quality of its cast and the directing of their interaction….”

 

Bachtrack.com,4.6.2018, Thomas Müller

(review contains production photos)

“C’est avec gourmandise que le public attendait le retour du charmeur Don Giovanni en terres genevoises. Quel ne fut pas son étonnement face à une lecture 2.0 des aventures du tristement célèbre séducteur, campé par un Simon Keenlyside crépusculaire ! … Si la scénographie est relativement statique, elle permet de mettre l’accent tout naturellement sur ce Don Giovanni superbement incarné par Simon Keenlyside, époustouflant. Dès les premiers instants, son visage blême, sa voix impérieuse, son physique impressionnant, animal, en font un prédateur de première catégorie. Le choix du metteur en scène est d’explorer cette animalité, et Simon Keenlyside s’y donne à cœur joie, offrant un Don Giovanni vocalement superlatif, scéniquement investi, qui se rit de la morale, des menaces du Commendatore, ne vit que sa pulsion et, tel un broker coké, ne s’embarrasse que peu de contingences. La fin justifie les moyens : il enfile les lignes, passe de bras en bras, se joue de tous. …”

“….The public had been waiting impatiently for the return of the charmer Don Giovanni to Geneva. What a surprise when they were faced with a 2.0 lecture of the adventures of the infamous seducer, played by an ageing Simon Keenlyside! …

 If the staging is relatively static, the focus of attention is quite naturally on Don Giovanni, superbly played by Simon Keenlyside, who is just breathtaking. From the very first moments, his pale face, his compelling voice, his impressive animal-like physique make him a first class predator. The director’s idea is to explore this animality and Simon Keenlyside has a lot of fun offering a vocally superlative Don Giovanni, completely involved in the action on stage, who laughs at morality, at the threats of the Commendatore, only lives out his urges and, like a coked-up brokeris not troubled by life’s small events. The end justifies the means: he puts on a few lines, goes from arm to arm, deceives everyone….”

 

Olyrix.com, 03.06.18,  José Pons

(review contains production photos)

“…Heureusement, le baryton Simon Keenlyside, à l’approche de la soixantaine, tout en jouant parfaitement et au centuple la partie qui lui est demandée, parvient à dépasser les contraintes. Son énergie scénique apparait proprement incroyable, bougeant et rebondissant sans cesse avec cette flamme, cette hypersensibilité qui le caractérisent. Il inscrit son personnage dans une sorte de course à l’abîme, magnifique fauve dévastant tout sur son passage, rejetant toute contrainte, comme prisonnier de ses sombres pulsions et perversions. La nervosité naturelle de Simon Keenlyside, sa personnification presque excessive mais fascinante, confère à Don Giovanni, personnage qu’il interprète déjà depuis plusieurs décennies et plus de 250 fois à la scène à ce jour, une dimension résolument historique. La voix demeure étendue, grave et virile, capable de s’alléger, de gronder, de se faire suave face à l’innocente Zerline. Les harmoniques n’ont peut-être plus la variété d’antan, mais l’artiste y pallie par sa profonde expérience, sa sensibilité…..”

“… Fortunately, the baritone Simon Keenlyside, in his late fifties, while playing the part perfectly and one hundred per cent as it is required of him, manages to overcome the constraints. (The director’s focus is more on the comic aspects of the piece.) His energy on stage is just incredible, he is constantly moving and bouncing with this flame inside, this hypersensitivity that characterizes him. He shows Don Giovanni in a kind of race towards the abyss, as a magnificent wild beast devastating everything in his path, rejecting any constraint, a prisoner of his dark impulses and perversions. The natural edginess of Simon Keenlyside, his almost exaggerated but fascinating portrayal, give a decidedly historical dimension to Don Giovanni, a character he has played for several decades and more than 250 times up to now. His voice is big, dark and virile, able to brighten up, to roar, to be gentle towards the innocent Zerlina. His harmonics may not have the variety they once had, but the artist makes up for it with his profound experience and sensitivity….”

 

o-ton.online,1.6.18,Christoph Broermann

(review contains production photos)

” … Simon Keenlyside ist genau der richtige Sängerdarsteller für eine Produktion wie diese. Der Bariton schöpft aus seinen zahlreichen Erfahrungen als Giovanni. Auch wenn man hört, dass seine Stimme einen Hauch an Kondition und Leichtigkeit verloren hat, ist das Rollenportrait faszinierend, abstoßend und sympathisch gleichermaßen. Seine Mimik und die Beweglichkeit sind nur einige Bestandteile, die seine Ausstrahlung besonders machen, um sich in den Mittelpunkt zu spielen – und natürlich auch zu singen. Die Leistung ist daher umso bemerkenswerter, als Keenlyside ein recht starkes Ensemble um sich herum hat. …”

“…Simon Keenlyside is definitely the right singing actor for a production like this. The baritone digs down into the wealth of his countless experience of singing Don Giovanni. Even though you can hear that his voice has lost a hint of its condition and lightness, his portrayal of the role is fascinating – repulsive and likeable in equal measure. His ability as a mimic and his mobility are some of the components that give him a special charisma and which help him become the centre of attention – as well, of course, as his singing. This achievement is all the more remarkable as Keenlyside had a really strong ensemble around him….”

 

Concerti.de, 5.6.18, Peter Krause

(review contains production photos)

” … Gemeinsam mit dem großen Sängerdarsteller und immer noch traumhaften, edel timbrierten Bariton Simon Keenlyside gelingt David Bösch das Auffinden eines Giovanni-Geheimnisses, das sich – plakativ zugespitzt – als das erfolgreiche Zusammenspiel von schamlosem Frauen-Verführer und sensiblem Frauen-Versteher beschreiben lässt. Nicht zuletzt in der präzise differenzierten musikalischen Zeichnung der Figur wird das Prinzip deutlich: Keenlyside changiert so genialisch zwischen Flüstern, Säuseln, Einschmeicheln, Einschüchtern und Brüllen, nuanciert sein Singen so vielschichtig, dass er mitunter in einer Phrase mit drei Stimmen zu singen scheint. Das zeigt uns, etwa im Duett mit der fast eroberten Zerlina (Mary Feminear gibt sie als sehr selbstsichere Frau, die weiß, was und wen sie will, und singt sie mit so gar nicht soubrettenlieblichem Sopran) oder im Aufeinanderprallen mit der ihm schnell wieder verfallenen Donna Elvira, dass Giovanni sich blitzschnell auf seine multiplen Gegenüber einzustellen versteht. Wenn für die Frauen des Stücks die gendertechnisch unkorrekte Verdi-Erkenntnis „La donna è mobile“ gilt, dann weiß sie sich Giovanni ideal zu Nutze zu machen: Er wendet und windet sich noch aus der aussichtslosesten Situation blitzschnell heraus. Er weiß, was Frauen (hören) wollen. … Giovanni ist ein in die Jahre gekommener, aber immer noch viriler 68er, der alles daransetzt, nicht zum Establishment des spießig getreuen Liebespaars Donna Anna und Don Ottavio zu gehören. Er lebt die sexuelle Befreiung ohne Kompromisse, ohne Moral, ohne Zögern. Das „Viva la libertá“, mit dem Giovanni den ersten Akt beschließt, hat man einem Giovanni-Sänger selten so abgenommen wie jetzt Simon Keenlyside.”

“….Together with Simon Keenlyside, the great singing actor and baritone, whose voice still has a wonderful timbre, David Bösch succeeds in finding Giovanni’s secret – which can be described as the successful interaction of a shameless seducer of women and a sensitive understander of women. The principle is revealed not least in the precisely differentiated musical drawing of the part: Keenlyside  oscillates brilliantly between whispering, purring, ingratiating himself, intimidating and shouting – giving his singing so many colours that he sometimes seems to sing with three different voices. This shows us, for example, in the duet with the almost conquered Zerlina (..), or in the clash with Donna Elvira, who falls for him again very quickly, that he is able to adapt at lightning speed to his multiple counterparts. If, for the women of this opera, Verdi’s politically incorrect gender insight in “La donna è mobile” applies, then Don Giovanni knows perfectly well how to take advantage of it. He knows what women want to hear.

Don Giovanni is an aged but still virile throwback to the 1960s, who makes every effort not to be part of the establishment of the faithful but narrow minded lovers Donna Anna and Don Ottavio. He loves sexual liberation without compromises, without morals, without hesitation. The “Viva la libertà” with which Don Giovanni closes the first act has seldom been believed as much as now, when sung by Simon Keenlyside….”

 

Neue Züricher Zeitung, 7.6.18,Peter Hagmann

“…Als Don Giovanni ist Simon Keenlyside in seiner Weise unübertrefflich. Er verfügt über einen ebenso brillanten Bariton wie Ildebrando D’Arcangelo, nur blendet er nicht derart mit seinem Stimmglanz wie der Italiener, er setzt ihn vielmehr äusserst raffiniert ein – und ist ausserdem ein grossartiger Schauspieler. …”

“…Simon Keenlyside is, in his own way, unsurpassable as Don Giovanni. He possesses an equally brilliant baritone as Ildebrando D’Arcangelo, but he does not dazzle with the brilliance of his voice like the Italian – instead he uses it very artfully – and furthermore he is an awesome actor….”

 

Opera-online.com, 14.06.18, Emmanuel Andrieu

“…Depuis trente ans qu’il interprète le rôle sur toutes les plus grandes scènes internationales, Sir Simon Keenlyside continue d’être, à bientôt soixante ans, le plus enthousiasmant des Don Giovanni : un Don athlétique, facétieux et désabusé à la fois (on ne compte plus les rails de coke qu’il « s’envoie » durant la soirée !). Son charisme se double d’un aplomb vocal saisissant, le baryton britannique conférant une vibrante intensité à chacune de ses phrases en cultivant l’art de la litote. L’effet est toujours calculé au plus juste, laissant l’auditeur imaginer ce que pourrait être un véritable accès de colère ou une déclaration d’amour brûlante de passion. Pareille maîtrise du pianissimo complice et de l’appoggiature friponne caractérise la supériorité souveraine de Keenlyside sur tous ses rivaux actuels……”

 “… For thirty years Sir Simon Keenlyside has played the role on all the greatest international stages and he continues to be, at almost sixty, the most exciting of Don Giovannis, an athletic Don, facetious/mischievous and cynical at the same time (one doesn’t count any more the lines of coke that he takes during the evening!). His charisma is coupled with a striking vocal aplomb. The British baritone gives a vibrant intensity to each of his phrases by cultivating the art of understatement. The effect is always calculated down to the last penny/as accurately as possible, letting the listener imagine what a real outburst of anger or a passionate declaration of love could be like. Such mastery of the complicit pianissimo and the frivolous appoggiatura characterizes Keenlyside’s absolute superiority over all his current rivals….” 

 

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Gudrun May 18, 2018 at 10:20 am

Great photos of the rehearsals on Facebook:
https://www.facebook.com/GeneveOpera/

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