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2011-04-15, Théâtre des Champs-Elysées Paris, Pelleas et Melisande

Pelléas et Mélisande

Concert performance

Composer : Claude Debussy
Librettist : A slight alteration of Maeterlinck’s tragedy
Venue and Dates : Théâtre des Champs-Elysées, Paris
15 and 17 April 2011 at 20:00
Conductor : Louis Langrée
Performers :

Mélisande : Natalie Dessay
Pelléas : Simon Keenlyside
Geneviève : Marie-Nicole Lemieux
Golaud : Laurent Naouri
Arkel : Alain Vernhes
Yniold : Khatouna Gadelia
Doctor : Nahuel Di Pierro
Orchestre de Paris

Notes: France Musique will broadcast the concert on 28 april at 19h (MESZ)

Soundbites

Renaud Machart, Le monde, 18.4.2011

translation see below

Deux soirées lyriques sous l’égide de Maeterlinck

Il était particulièrement intéressant d’aller écouter, coup sur coup, respectivement vendredi 15 avril (Salle Pleyel) et dimanche 17 avril (Théâtre des Champs-Elysées), à Paris, Ariane et Barbe-Bleue, de Paul Dukas, et Pelléas et Mélisande, de Claude Debussy, dont les livrets sont de ou d’après Maurice Maeterlinck.

Les deux ouvrages ont été écrits à quelques années d’intervalle (Pelléas est créé en 1902, Ariane en 1907, les deux à l’Opéra-Comique) et ont quelques similitudes musicales et dramatiques : Mélisande est l’une des sept femmes de Barbe-Bleue et Dukas adresse un clin d’oeil à Debussy en reprenant textuellement quelques notes de la plainte de Golaud pleurant Mélisande au dernier acte de Pelléas.

Sinon, un gouffre sépare les deux partitions. Pelléas et Mélisande est une révolution lyrique d’une importance considérable, notamment en raison de sa déclamation lyrique débarrassée des artifices du chant pour le chant et revenue au plus près du mot et de la phrase parlés, comme au bon vieux temps de l’invention de l’opéra, en Italie, à l’aube du XVIIe siècle.

Dukas écrit une musique splendide, rutilante et parfois un rien emphatique. Son Ariane ne masque pas l’héritage de Richard Wagner, qui fut le tremblement de terre le plus important dans la musique occidentale depuis Beethoven, mais frappe par la noblesse de son inspiration [….].

En revanche, on a entendu au Théâtre des Champs Elysées, deux jours plus tard, ce qui pourrait bien être, sur le plan de la direction d’orchestre, le plus beau Pelléas dont on se souvienne. Louis Langrée, à la tête d’un Orchestre de Paris aux effectifs presque chambristes, ne “déwagnérise” pourtant pas Pelléas, comme l’avait fait la saison dernière à l’Opéra-Comique John Eliot Gardiner. Quel son, plein, dense, et pourtant parfaitement svelte ! Quel ensemble ! Quel lyrisme à la fois tenu et ardent !

Langrée engage ses chanteurs à la précision (c’est la première fois qu’on entend Alain Vernhes chanter, superbement, le rôle d’Arkel… en mesure), mais il les fait incarner pleinement la partition. Ainsi, “la lettre” de Geneviève devient-elle, par Marie-Nicole Lemieux, une élégie qui rappelle les grandes lamentations de Monteverdi. Ainsi le Pelléas de Simon Keenlyside est sonore, testostéroné, et peut se jouer du puissant flot orchestral derrière lui.

Natalie Dessay manque de médium et de grave, mais sa Mélisande est touchante, de chair et de sang, pas une extraterrestre désincarnée. Son époux, le baryton Laurent Naouri est, avec Louis Langrée, le héros de la soirée : on n’a jamais entendu un tel Golaud, hanté, névrotique, musicalement et dramatiquement d’une subtilité sans pareille et d’une palette vocale allant de la douceur la plus inouïe aux aboiements les plus rauques.

Langrée et Naouri ont eu raison de balancer dans la Fontaine des aveugles, où Mélisande perd son anneau nuptial, le bon goût national et ses sages proportions pour faire de Pelléas non le jardin à la française qu’il n’est pas mais la forêt inquiétante et mortifère qu’il devrait toujours être.

Translation by Jane Prowse (Chatelaine)

Two evenings of opera under the aegis of Maeterlinck

It was fascinating to hear more or less one after the other Ariane et Barbe-Bleue by Paul Dukas, on Friday April 15, (at the Salle Pleyel, Paris) then Pelléas et Mélisande by Claude Debussy, on Sunday, April 17, (at the Théâtre des Champs-Elysées, Paris), both librettos being by or taken from Maurice Maeterlinck.

The two works, written within a few years of each other (Pelléas in 1902, Ariane in 1907 and both staged at the Opéra-Comique) have certain musical and dramatic similarities: Mélisande is one of the seven wives of Barbe-Bleue (Blue Beard) and Dukas makes a reference to Debussy by incorporating, verbatim, part of the tune of Golaud’s lament as he weeps for Mélisande in the last act of Pelléas.

Otherwise, these two scores are poles apart. Pelléas et Mélisande was an operatic revolution of considerable importance, notably due to its operatic recitation which was freed up from the artifice of singing for the sake of singing to return to being as close as possible to the spoken word, like the good old days when opera was being invented in Italy, at the dawn of the seventeenth century.

Dukas wrote beautiful, colourful music which could be a trifle pompous at times. His Ariane does not conceal its legacy from Richard Wagner, who had made the biggest impact on Western music since Beethoven, but he is striking in the noble character of his inspiration [….].

However, two days later at the Théâtre des Champs Elysées, we heard what might well be the most beautiful Pelléas in recent memory, as far as orchestral direction is concerned. Louis Langrée, heading an Orchestre de Paris, which almost resembled a chamber group, did not “dewagnerise” Pelléas however, as John Eliot Gardiner did last season at the Opéra-Comique. Such a rich, dense, yet entirely graceful sound! Such ensemble playing! Such light, yet passionate lyricism!

Langrée demanded accuracy from his singers (this was the first time we had heard Alain Vernhes sing the role of Arkel, superbly,… capable), yet he fully incorporated them into the score. So “the letter” from Genevieve sung by Marie-Nicole Lemieux became an elegy, reminiscent of the great lamentations of Monteverdi. Thus Simon Keenlyside’s Pelléas was resonant and virile, and he was easily able to dominate the powerful orchestral flow behind him.

Natalie Dessay was slightly lacking in the mid and lower range, but her Mélisande was touching; she was flesh and blood, not a disembodied alien. Her husband, baritone Laurent Naouri, along with Louis Langrée, was the hero of the evening: we had never heard Golaud sung quite like this before: haunted, neurotic and with such musical and dramatic subtlety and a unique vocal palette, ranging from the most incredible softness to the most raucous baying.

Langrée and Naouri were right to balance national good taste with sensible proportions in the Fountain of the Blind, where Mélisande loses her wedding ring, so as not to make Pelléas into the French garden which it is not, but rather the disturbing, deadly forest that it should always be.

Delphine Dalens-Marekovic, ForumOpera.com

(full) translationsee below

Question d’équilibre
Pelléas et Mélisande donné en version de concert semblait devoir briller par ses voix (rarement aura-t-on vu distribution aussi alléchante dans cet ouvrage). Contre toute attente, pourtant, ce fut l’Orchestre de Paris le triomphateur de la soirée. D’un bout à l’autre de la représentation, Louis Langrée a imprimé une tension proprement fascinante à la partition. Quelle palette de timbres ! Quelles nuances ! Quels crescendos! Est-ce à dire que les chanteurs ont démérité ? Loin de là ! Familier du rôle de Golaud, Laurent Naouri fait forte impression dès son entrée sur scène. Est-il nécessaire de revenir sur une incarnation à ce point aboutie qu’il semble impossible, à voir et à entendre le baryton-basse français, de distinguer le rôle de son interprète ? D’un timbre légèrement rugueux, Laurent Naouri a su faire un atout, composant un personnage ambigu à souhait, tantôt glaçant, tantôt d’une touchante humanité.
La prestation de Simon Keenlyside force le respect. Bien qu’éprouvé par une blessure au bras (à tel point qu’il renoncera à venir saluer le public à l’entracte), le baryton britannique prend la partition à bras le corps. Son chant est fait d’engagement physique et d’intelligence scrupuleuse. Que manque-t-il à son Pelléas pour être enthousiasmant ? Presque rien, davantage de demi-teintes, un peu de hauteur, et aussi, peut-être, un timbre plus lumineux …
Nous nous montrerons plus réservée en ce qui concerne la Mélisande de Natalie Dessay. Le concert dessert cette merveilleuse actrice, exposant crûment une voix en petite forme : émission laborieuse (tout particulièrement en début de soirée), soutien parfois insuffisant et, surtout, diction à l’intelligibilité fluctuante, certains passages paraissant plus ciselés que d’autres. Dans ces conditions, l’interprétation, même si elle réserve quelques moments de grâce, n’emporte pas l’adhésion.
Les seconds rôles sont excellemment tenus. Alain Vernhes, voix d’airain et articulation miraculeuse de clarté, campe un Arkel mémorable (sans doute est-ce là l’un de ses meilleurs rôles actuels). Marie-Nicole Lemieux est une Geneviève musicale et sensuelle. Khatouna Gadelia (Yniold), jeune soprano géorgienne au timbre fruité, surprend agréablement par son français châtié. Quant à Nahuel di Pierro (le médecin), il livre une prestation irréprochable.
Alors, pourquoi cette notation tiède ? Tout simplement parce que, tout occupé à faire chatoyer son ensemble, Louis Langrée en oublie un peu ses chanteurs, contraints de forcer leur voix pour se faire entendre et malgré tout régulièrement submergés par la masse orchestrale. Combien de mots, combien d’inflexions se sont perdus, ce soir-là, dans le bouillonnement de l’orchestre ? On peut que le déplorer tout en concédant que l’équilibre, assurément, n’était pas simple à trouver.

Translation by Jane Prowse (Chatelaine)

A question of balance

This Pelléas et Mélisande seemed destined to be a brilliant vocal display (rarely has there been such an appealing cast for this work). Contrary to expectation, however, it was the Orchestre de Paris that triumphed that evening.  From start to finish, Louis Langrée implanted a sense of tension into the score that was utterly compelling.  Such a range of colours!  Such nuance!  Such crescendos!

Does this mean that the singers were not up to standard?  Far from it!  Laurent Naouri, familiar with the role of Golaud, made a huge impact from the moment he came on stage. It is hardly necessary to repeat that this is an embodiment of the character that is so accomplished that watching and listening to the French bass-baritone, it seems impossible to separate the one from the other? With a rather rugged timbre, Laurent Naouri knew how to exploit this role to the full, creating to perfection a character full of ambiguity, sometimes chilling, sometimes poignantly human. Simon Keenlyside gave a performance which commanded respect. Although suffering with an arm injury (so much so that he was not able to meet members of the audience during the interval), the British baritone really got to grips with the score. His singing combined physical commitment with scrupulous intelligence. Was there anything missing from his Pelléas that could make it really thrilling? Virtually nothing, more nuanced shading, a touch of loftiness, and perhaps a brighter timbre…

We felt less enthusiastic about Natalie Dessay’s Mélisande.  The concert did this wonderful actress a disservice, starkly exposing a voice not on top form, her performance laboured (especially earlier on in the evening) and insufficiently supported at times and in particular fluctuating in her clarity of diction, some passages seeming more polished than others.  Consequently, even if there were some inspired passages, her interpretation was not wholly convincing. The supporting roles were excellently played.  Alain Vernhes, with his burnished voice and miraculously clear articulation, portrayed a memorable Arkel (this is surely one of his best current roles).  MarieNicole Lemieux was a musical and sensual Genevieve.  Khatun Gadelia (Yniold), the young Georgian fruity toned soprano, sang in polished French that came as a pleasant surprise.  As for Nahuel Di Pierro (the doctor), he delivered a faultless performance.

So why the lukewarm rating?  Quite simply because Langrée was so preoccupied with producing a shimmering orchestral sound, that he tended to neglect his singers, who were obliged to force their voices in order to be heard, and who, despite everything, were regularly submerged under the weight of the orchestra.  How many words and how many inflexions were lost that evening in the ferment of the orchestra?  Yet whilst we might make this criticism, we do concede that it was certainly not easy to get the balance right.

Jorge Binaghi, Mundoclasico.com, 28.4.2011

part about Simon translated by Jane Prowse (Chastelaine)

En medio de los claros y oscuros, del camino de ciegos entre luces de mediodía, noches sombrías y mar calmo o embravecido, los protagonistas ‘perdidos’ de esta obra única, se dejan llevar y tal vez existir (Mélisande), se dejan vivir (Geneviève), intentan reaccionar (Pelléas), están y procuran entender (Arkel), empiezan dificultosamente su camino sin entender nada (Yniold) y se desesperan por haber pasado por tantas cosas y seguir sin entender (Golaud). Sólo queda la voz de los que están ocupados con sus oficios (el pastor y el médico) y las figuras sin voz de los pordioseros, de las mujeres que entran al final, de esa hija recién nacida que ni siquiera llora, de ese padre que impide viajar con su enfermedad y que ordena, tarde, viajar cuando recupera su salud y los demás la pierden. Perdidos, literal y metafóricamente. Y cuando empieza a sonar, en el segundo acto, la palabra ‘verdad’, en un primer momento cargada de su sentido concreto y ‘banal’ (si puede ser banal la verdad), se volverá una obsesión para Golaud, que mata por ella y sigue sin siquiera acercarse, que hace ‘simplemente lo habitual’ sin lograr entenderlo, para encontrarse al final, más solo y desesperado que nunca, con que a su exigencia de ‘verdad’, una Mélisande en agonía le da la mejor y más terrible respuesta: ‘¿La verdad?’ Porque esta obra plantea más preguntas que respuestas, porque a las afirmaciones de planes que no se realizarán (‘¡Es preciso viajar!’) se suceden siempre perplejidades (‘ Te perdono. ¿Es preciso perdonar?’).

Sigue habiendo gente a la que le cuesta o se le resiste el Pelléas. No sé si es mejor eso o encontrarse con que cada vez nos incomoda más, nos angustia más, nos remite a abismos realmente sin fondo porque cada vez son los mismos y son otros. He citado el texto, pero naturalmente la música lo ‘realiza’ de modo aún más completo, más ‘misterioso’. Personalmente, no sé (en el caso no improbable de que vuelva a ver, incluso más de una vez, este título) si habrá tantas coincidencias afortunadas como en esta ocasión.

Por empezar, y eso que se trata (se crea o no) de una obra fundamentalmente teatral, la versión de concierto ha ‘desnudado’ más a los personajes aunque llevaran vestidos de noche. Eso, en general. Como en general la breve intervención del coro y la fundamental y absorbente de la orquesta resultaron excepcionales y es en una obra tan difícil cuando me encuentro con el –para mí- mejor trabajo de Langrée, aunque no pudo impedir el desequilibrio con las voces aunque estuvieran colocadas delante.

Yendo a lo concreto, fue un acierto volver al Yniold soprano, como previó Debussy, y la georgiana Gadelia constituyó un buen elemento tras una opacidad de timbre inicial, seguramente debido al nerviosismo de la primera (Teatro lleno hasta los bordes. Debussy habría estado contento). Inmejorable en los dos roles ‘episódicos’ fue la labor de di Pierro, un hombre joven que puede tener una carrera más que interesante. Si Vernhes exhibió signos de veteranía (entre otras cosas porque ni es exactamente un bajo como la parte de Arkel requiere y porque se lo vio toser un par de veces), también impuso su dicción y su sentido del fraseo: muchas ‘sentencias’ memorables -y escalofriantes- pasan por su boca, y el artista no perdió la oportunidad. Lemieux será quizá un tanto joven y rozagante de aspecto para Geneviève, pero cómo cantó sus dos escenas (nunca las había oído con tal lozanía vocal). Naouri cantó también estupendamente y para algunos fue el héroe de la velada. Lo recuerdo hace muchos años en Amberes, no sé si en su primera o en una de sus primeras aproximaciones al papel, y si bien en el canto ha mejorado, su obsesión por hacer de Golaud un aislado alucinado, permanentemente irónico y amargado, que intentaba -y lo conseguía casi siempre- no mirar a ninguno de sus compañeros, redundó en una imagen que considero poco matizada del personaje. En esta obra todos reaccionan, aunque a veces se ignoren; que todos se miraran acentuaba más esta peculiaridad interpretativa.

Ciertamente el señor que estaba a mi lado hizo una foto de Dessay en cuanto pudo y luego se dedicó a dormitar hasta que llegó el intervalo (hay que admitir que tres actos seguidos de esta obra son un poco mucho por lo que exigen a artistas y público) y se marchó. Tendrá el recuerdo de la segunda (y primera en París) interpretación que la soprano hace del papel, pero no habrá podido saber que, pese a que el color debería ser más luminoso, o que los graves resultaban más de una vez débiles o inaudibles (supongo que con la orquesta en el foso eso no hubiera ocurrido), estaba frente a una Mélisande estremecedora, que no sólo iba ganando en confianza con el transcurrir de la obra sino que cumplió con lo que los otros dicen de ella (“una voz que llega del fin del mundo”, “un pequeño pájaro extranjero”). Y para sus dúos -nunca los he oído tan sensuales, tan refinada y enloquecedoramente eróticos- contó con el que un crítico local (algún otro prefirió encontrarle pegas a la pareja de amantes) definió como “el Pelléas de su generación”.

Es cierto que -como ha ocurrido ya al parecer sin vuelta atrás con su Billy Budd, del que no ha quedado registro visual- si algo no lo impide estamos ante la última aparición como Pelléas de Keenlyside. La voz está más oscura y robusta, pero los agudos de ‘barítono martin’ siguen allí, las medias voces etéreas, las notas de cabeza, y sobre todo, con todo ese bagaje puesto al servicio de una infinidad de matices en la repetición de un pronombre o un nombre. Hay que escucharlo decir ‘Ah, voici la clarté!’ para sentir cómo la luminosidad se abre paso a través de su voz. Uno no sabe si admirar más su inteligencia, su trabajo, o su inagotable expresividad (incluso con un brazo en cabestrillo). No sé si es el ‘de su generación’; sé que en cincuenta años de contacto ‘en vivo’ con la obra de Debussy no he visto ninguno que pueda comparársele.

“…..the last appearance of Keenlyside as Pelléas. The voice is darker and more robust, but the highs of ‘baritone’ are still there, half-ethereal voices, the top notes, and above all, a myriad of nuances in the repetition of a pronoun or a name. You only have to hear him say, ‘Ah, Voici la clarté !” to sense how the light makes its way through his voice. You do not know which to admire most: his intelligence, his work or his inexhaustible expressiveness (even with one arm in a sling). I do not know if it’s ‘his generation’ I know that in fifty years of exposure to the ‘live’ work of Debussy I have not seen anyone to compare with him.”

Últimamente se me hace difícil ver más de una función del mismo título, salvo que me ‘obligue’ un cambio de reparto. En esta ocasión recuperé a aquel lejano muchacho que salía corriendo a comprarse una entrada para la función siguiente. Y no me arrepiento.

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